Partager l'article ! Les militaires Congolais sur les Champs-Elysées, à Paris en France, pour le 14 Juillet : vérités et contre-vérités !: Il m’est de plus ...
Il m’est de plus en plus intolérable d’entendre, chaque fois que l’Afrique fait l’actualité en France, les portraits et les états des lieux cyniques qui se propagent dans les médias à propos des pays africains et de leurs dirigeants. Les mêmes préjugés y abondent toujours, largement étayés par ces contre-vérités que, par habitude ou par facilité, on utilise à l’envi pour décrire la situation africaine…
Le 13 juillet 2010, quant à la présence des militaires Congolais sur les Champs-Elysées, j’ai entendu un compatriote exprimé sa « honte » sur les ondes de la radio France-Info du fait que, selon lui, les forces armées congolaises – qu’il assimilait aux « Cobras » – étaient composées « d’assassins et de criminels ». Dans une même logique, il jugeait inacceptables les liens qu’entretient la France avec le gouvernement Congolais et le Président Denis Sassou N’Guesso.
Malheureusement, ces considérations sont largement répandues parmi la diaspora congolaise et dans l’opinion publique. Elles appellent, en s’appuyant sur des accusations extrêmement violentes, au rejet total des institutions nationales Congolaises et à la mise au pilori de ses dirigeants. Or, dans un tel contexte de dénigrement, certaines vérités peuvent être difficiles à rétablir. Modestement mais avec force, je voudrais pourtant m’y appliquer.
Car, depuis que le Président Sassou est revenu au pouvoir au Congo :
Toutes les milices, dont celle des « Cobras », ont été dissoutes. L'armée congolaise est désormais une armée républicaine et loyale dont le rôle est dicté par la constitution. Sous l’égide de personnalités remarquables qui mènent de profondes et courageuses reformes – je pense notamment au Ministre de la Défense Nationale, le Professeur Charles Zacharie Bowao, au Chef d’Etat Major Général, le Général de Division Charles Richard Mondjo et à l’impulsion donnée par Son Excellence Denis Sassou N’Guesso, Chef de l’Etat et Chef Suprême des Armées – elle se restructure petit à petit et participe à l'œuvre gigantesque de reconstruction nationale... Elle a également accompagné le dernier processus électoral jusqu'à son terme, sans heurt ni aucune goutte de sang versée...
Jamais d’ailleurs, sous le règne de Sassou, l'armée n'a reçu l’ordre de tirer sur le peuple.
Concernant la situation intérieure du Congo et les libertés individuelles :
Le contexte de paix a été préservé.
Chaque citoyen dispose de la liberté d'aller et venir.
La presse est libre
L'opposition s'organise librement et dignement dans une démocratie apaisée.
Au Congo, il n’existe aucun prisonnier politique ou d'opinions.
Ces rappels devraient suffire pour faire cesser les amalgames grossiers et les polémiques autour du Président Sassou. Notre pays possède un passé douloureux qu’il partage, en partie, avec la France mais nous avons mené nos propres luttes, celles pour accéder à l’indépendance, dans lesquelles notre armée a naturellement joué un grand rôle. Aujourd’hui, il nous appartient de rendre hommage à nos soldats, héritiers des troupes noires d'hier, et ressentir l’honneur qui leurs est rendu à travers le privilège de défiler sur les champs Elysées le 14 juillet 2010. Ceci sans arrières pensées, ni opinions partisanes…
Billet d'humeur, par Wilfrid Pickene