Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 20:39

J’ai écouté avec grand intérêt le discours qu’a récemment prononcé le Président de la République française, Monsieur SARKOZY, devant le parlement à Brazzaville. J’ai naturellement relevé toute la précaution dont il a usé à propos des prochaines échéances électorales de notre pays, allant jusqu’à réserver ses remerciements à l’adresse du Président Denis SASSOU N’GUESSO (« Je ne sais pas si je dois pour autant remercier le Président »).

Or, en livrant sa vision globale des grands enjeux qui lient le Congo à la France, Monsieur SARKOZY a esquissé une image générale de notre pays dont les dynamiques sont apparues en transparence et, derrières elles, une figure que le Chef de l’Etat français s’efforçait pourtant de dissimuler : celle du Président SASSOU N’GUESSO lui-même !

 

L’avenir s’appréhende en mesurant le chemin déjà parcouru et Monsieur SARKOZY s’est tout d’abord retourné sur la marche du Congo. Sur ce terrain, et malgré sa réserve affichée, il ne pouvait éviter d’évoquer Denis SASSOU N’GUESSO, qu’il a cité à plusieurs reprises. Il a ainsi reconnu les réussites de son homologue congolais : sur le plan de la sécurité intérieure (« grâce au Président SASSOU NGUESSO, le Congo a retrouvé la stabilité et la sécurité »), celui des avancées démocratiques (en reconnaissant « que ce processus continue à progresser vers la mise en œuvre des engagements pris ») ou encore sur le plan du développement économique du pays (soulignant « la forte croissance économique » ou évoquant la « relance des infrastructures (...) qui tiennent particulièrement à cœur au Président SASSOU »). Résumant son propos, il a rappelé les objectifs que s’était fixés Denis SASSOU N’GUESSO : « développement et stabilité ».

Cette vision d’un Chef d’Etat sur notre pays ne devrait pas laisser nos concitoyens indifférents. Je n’ai moi-même cessé de le rappeler depuis plusieurs mois : le Congo doit poursuivre dans la politique qu’il a engagée sous l’égide du Président Sassou et nous avons besoin de continuité pour en récolter tous les fruits. Sur cette voie, aucune opposition crédible ne se dresse face à l’actuelle présidence et je mets une nouvelle fois en garde les Congolais sur les désordres vers lesquels nous conduiraient inévitablement une décision de rupture. Ne commettons pas à nouveau la tragique erreur de 1997 !

 

De sa position, Monsieur SARKOZY a ensuite évoqué la représentation du Congo à l’international. Là encore, il n’a pu éviter la figure de Denis SASSOU N’GUESSO, l’évoquant sous des aspects qui sont très largement méconnus de nos concitoyens. Concernant le désir africain de «  peser (…) sur les règles de la mondialisation pour infléchir vers plus d’équité et favoriser l’émergence d’un ordre mondial plus juste », quelques mots ont suffi pour rappeler « les propositions et les protestations du Président SASSOU » ainsi que ses plaidoiries pour que « dans le concert des Nations, une juste place (…) soit (…) faite à la représentation du continent africain ». Les Congolais connaissent-ils de leur Président ses efforts de proposition ? Gardent-ils à l’esprit, comme Monsieur SARKOZY, « la position claire et forte du Président SASSOU » sur les questions internationales ?

Je n’hésiterais pas à affirmer que l’envergure de Denis SASSOU N’GUESSO sur le plan international est pour une large part ignorée de mes concitoyens. Pourtant, à l’heure de la mondialisation, elle est absolument indissociable de ses réalisations sur le plan national et de son projet politique pour le Congo de demain. Les perspectives de développement de notre pays dépassent très largement nos frontières et nous ne pouvons confier l’avenir du Congo à des dirigeants à la vue courte. La vision du monde que tente d’imposer Denis SASSOU N’GUESSO est partagée sur l’ensemble du continent africain et elle est saluée dans le monde : j’exhorte donc mes compatriotes à ne pas la renier ou s’en écarter. Je comprends qu’il s’agit ici d’un travail dont il est difficile de mesurer les retombées immédiates ; les Congolais ont donc tendance à la reléguer au second plan… L’enjeu est pourtant crucial : il ne concerne rien de moins que d’assurer à nos générations futures la place qu’elles méritent !

 

Je veux enfin mettre en lumière un développement important du discours de Nicolas SARKOZY qui illustre le point que je viens de défendre. Il soulève le problème du changement climatique et, plus particulièrement pour le Congo, de la préservation de son patrimoine forestier. Monsieur SARKOZY a constaté que « c’est le Congo qui a le mieux préservé sa forêt », en soulignant « le caractère exemplaire » de l’action de notre pays.

Les préoccupations écologiques de Denis SASSOU N’GUESSO, qui ne sont pas nouvelles, m’inspirent deux considérations : d’une part, elles sont très largement passées sous silence et retiennent peu l’attention des Congolaises et des Congolais. Nul ne pourra cependant douter de leur pertinence et de leur absolue nécessité pour « le destin de la planète ». D’autre part, Denis SASSOU N’GUESSO les avait incluses dans son programme politique dès 1997, à la sortie de son livre « Le fleuve, le Manguier et la souris ». Ne devrions-nous pas y voir la preuve indéniable d’une conscience politique aigüe concernant les grands enjeux auxquels non seulement le Congo mais aussi le monde peuvent être confrontés ?  A mon sens, cela engage à redoubler de confiance envers Denis SASSOU N’GUESSO qui, en cette matière là comme en d’autres, a toujours proposé à ses concitoyens une voie faite de raison, de convictions et de clairvoyance.

 

Au bout du compte, plus que de vouloir démontrer l’implicite soutien de Nicolas SARKOZY à Denis SASSOU N’GUESSO, je voudrais davantage déplorer le peu d’échos que trouvent dans la presse nationale et internationale, de la bouche des personnalités locales ou auprès de la population congolaise, les actions bénéfiques et importantes du Président SASSOU. Celles-ci, comme je l’ai démontré, sont pourtant reconnues et saluées par de grands Chefs d’Etat étrangers. A nous peuple congolais de les discerner à notre tour et de les promouvoir. A la veille d’un scrutin décisif, c’est l’avenir du Congo, notre beau pays, qui en dépend. 


Par Wilfrid Pickene - Publié dans : Articles
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Commentaires

Je suis etudiant Congolais en journalisme.La Politique de Sassou comme vous l aviez su dire a la grande interview , est mal comprise, ne pouvant pas mener cette meme campagne que vous ,suite a quelques difficultes , sans soutien avec un faible effectif de la minorite CONGOLAISE dans la zone EST(ASIE)de pres comme de loin je partage cette meme ambition de faire valoir et comprendre ce dont a quoi nos freres compatriotes ne veulent pas accepter. Nous sommes la jeunesse de demain, et nous devrions comprendre que depuis toujours le congo n avait pas vu un changement jusqu a ce jour ou la nouvelle Esperance a fait son grand pied. Si je comprends bien cette ideologie grandiose (la grande esperance) comme vous l aviez comprise , je voudrai etre ce jeune qui, avec toute energie , pret a accompagner cette politiue et de la faire accepter aupres de ce peuple qui meurtri depuis toujours et ayant perdu espoir en l homme politique. Desormais , comme vous l avez fait volontairement, suis cet appotre qui se joint a l accomplissement de ce vaste programme qui ne serait plus desormais vu comme simple illusion mais plutot concretisation de la parole, Merci, suis avec Vous.
Commentaire n°1 posté par la pie le 08/06/2009 à 12h52
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