Avant sa parution, voici sur le blog quelques morceaux choisis d'une interview à paraitre dans 'L'Observateur"
Pourquoi le titre « Servir Sassou-Nguesso et le Congo, récit d'un parcours inachevé » ?
Tout d’abord, le titre « Servir Denis Sassou N’Guesso » renvoie à ce que j’ai toujours fait, la mission à laquelle je me suis toujours voué, notamment à travers la CNDPID Kouilou, c'est-à-dire valoriser et défendre l’image du Président Sassou. Je crois que le projet de Denis Sassou N’Guesso et la vision qu’il porte sur l’avenir de notre pays ne sont pas toujours compris à sa juste mesure par les Congolais. Certains même, je le pense, se méprennent sur la pensée du Président. Pour eux, et parce que je crois qu’elle souffre d’un déficit de communication, je m’étais concentré à promouvoir la parole présidentielle, la relayer, l’expliquer, l’argumenter et de m’en servir comme base de réflexion.
D’autre part, j’ai la conviction profonde que me mettre au service des idées de Denis Sassou N’Guesso est la meilleure façon possible de servir mon pays. Je n’oublie pas, bien entendu, le dessein supérieur de tout homme politique qui est l’intérêt de la Nation et de ses concitoyens. Mais, pour moi, c’est en servant le projet d’un homme que j’ai toujours eu le sentiment d’être le plus utile à mon pays. Le titre « Servir Denis Sassou N’Guesso et le Congo » exprime tout à fait cela…
Maintenant, du fait de mon exil en France, les actions que j’avais engagées au Kouilou ont été quasiment réduites à néant. Pour cette raison, mon expérience de la chose politique me laisse un goût certain d’inachevé… C’est le sens du sous-titre de mon livre, « récit d'un parcours inachevé ». Même si je suis encore persuadé de la justesse et, surtout, de l’utilité du travail que j’avais amorcé, il m’est hélas forcé de constater qu’il n’a pas produit les fruits que j’en escomptais. Pour tout succès, j’ai été contraint à l’exil…
Après avoir écrit ce livre, avez-vous l'impression d'avoir tout dit ? Pensez-vous que votre message portera ses fruits ?
« Quiconque écrit l’histoire de son temps doit s’attendre qu’on lui reprochera tout ce qu’il a dit et tout ce qu’il n’a pas dit », disait Voltaire. En relatant ma propre histoire, mon ambition était surtout de réaffirmer mes convictions et de pouvoir tirer tous les enseignements de mon expérience. Celle-ci m’a beaucoup appris car, lorsque j’y ai fait mes premiers pas, j’ignorais tout de la politique. J’en avais une conception naïve et dans une large mesure idéaliste. Depuis, j’ai eu tout le loisir de réfléchir et tout le temps de mûrir mon ouvrage. L’important, c’est qu’il m’a renforcé dans mes convictions.
Maintenant, je ne sais pas si mon message portera ses fruits. L’écriture de mon livre poursuivait plusieurs buts dont celui de fournir les explications que je devais d’abord à mes enfants, à ma famille, mais aussi à mes anciens collaborateurs et militants. Leur faire toute la lumière sur les raisons de mon départ du Congo était absolument nécessaire. Pour ceux qui s’étaient impliqués à mes côtés, je désirais également leur rendre la foi en l’action politique, rendre force à leurs convictions et les engager à aller au bout de leurs idées. Il faut, au Congo, que les idées soient à la base de l’engagement politique. A vrai dire, je suis sûr que tout ce que nous avons accompli ensemble ne restera pas dans les oubliettes car ma confiance est grande en Denis Sassou N’Guesso. Je sais que le Chef d’Etat ne peut pas rester insensible à notre travail, ni être indifférent au soutien que nous lui avons toujours apporté.
J’espère enfin que mon livre, aussi modeste soit-il, fera œuvre utile au Congo et auprès des Congolais. Je voudrais en effet que le récit de mon parcours politique puisse servir mon pays. J’aimerais qu’il aide les Congolais à tendre vers plus de démocratie, vers plus de paix et de liberté, pour garantir une plus grande égalité et le progrès pour tous. S’il permet de réveiller la dynamique du combat politique, s’il parvient à créer une véritable unité et une adhésion forte autour du projet que le Président Sassou défend pour le pays, alors il aura pleinement répondu à toutes mes attentes…
Comment envisagez-vous l'élection de 2009 ?
Je serais tenté, plutôt que de répondre frontalement à votre question, de lancer un vibrant appel en faveur de la réélection de Denis Sassou N’Guesso. Pour moi, faire le choix de Sassou c’est faire le choix de la modernité pour le Congo. Je loue en tout premier lieu son travail de pacification et de démocratisation du pays : il est le seul à pouvoir mettre en œuvre les conditions de l’alternative et je vois en cette œuvre un lègue formidable que laissera le Président à son peuple. Il ne faut surtout pas retomber dans la grande erreur historique de 1992 et connaître à nouveau le chaos et la misère !
Je soutiens également la politique intérieure du Président dans la volonté qu’il démontre à renforcer le contrôle du système économique et financier, à assainir le système politique, à l’éradication du chômage par l'exécution des chantiers de la nouvelle espérance ou à la mise en place d’un système social pour lutter contre la pauvreté. Je pense que ces mesures vont susciter un grand enthousiasme populaire et vont trouver une adhésion massive chez les Congolais. Surtout, ces mesures sont bonnes pour pérenniser la paix et assurer la tranquillité des esprits.
Il serait tout fait dommageable, voire périlleux, que le pays s’engage sur une autre voie. Tout d’abord, j’exhorterais mes concitoyens à laisser Denis Sassou N’Guesso finir le travail qu’il a brillamment initié. Il serait regrettable de se priver de la récolte des grains que nous avons semés ! Le Congo travaille dans le bon sens et je veux redire qu’il est de notre responsabilité de passer aux générations futures un pays acceptable. Personne ne doit gâcher la fête, nous devons au contraire nous unir à cette grande volonté populaire et permettre à Denis Sassou de parachever son œuvre.
L'article sera bientôt consultable en intégralité ici-même...
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