Actu politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Me
contacter
Wilfrid Pickene - Blog politique
Je saisis l’agréable opportunité que m’offre l’année qui débute pour souhaiter mes vœux les meilleurs, de santé, de bonheur, de succès et de longévité à vous-même, Excellence Monsieur le Président, ainsi qu’à votre chère épouse et à l’ensemble de votre famille.
Vous l’avez dit, 2011 sera un autre temps que nous consacrerons entièrement à la marche résolue du Congo vers les progrès social et économique. Lors d’une récente intervention, j’ai pu m’avancer sur ce que je pense être le débat novateur de ce début d’année : la révision constitutionnelle. Parce que la constitution n’est pas un texte figé et qu’elle doit évoluer dans le temps, avec cette exigence de répondre aux nouvelles contingences et à l’évolution du pays, une réflexion profonde doit s’engager la concernant et, particulièrement sur trois points essentiels qui iraient dans le sens d’une modernisation décisive de notre appareil politique :
1. Le renforcement des pouvoir du parlement
2. La durée du mandat présidentiel réduite à 5 ans
3. La suppression de la limitation des mandats
En ces temps de vœux, m’autorisera-t-on à souhaiter que l’énergie mobilisée par la majorité de la classe politique lors des manifestations sur l’affaire des biens mal acquis soit sollicitée et mise à contribution à la même hauteur pour mener à bien cette reforme constitutionnelle essentielle ?
La stabilité du pays, c’est à dire règne de la paix, de la sécurité et du développement, repose sur deux piliers : une constitution claire et solide qui rassure le peuple tout en créant une dynamique dans l’exercice politique, et des hommes de conviction pour mener une politique de projet, celui du Chemin d’Avenir. Ces deux exigences se valent à tel point que nous ne réaliserons pas l’une sans l’autre…
Que le Très-Haut vous garde et vous bénisse et qu’il vous éclaire davantage en vue d’engager le pays vers des lendemains meilleurs.
Bonne et Heureuse année 2011.
Fait à Paris, le 06 janvier 2009
Ces temps de célébrations et d’anniversaires – celui de l’indépendance de notre pays et de plusieurs pays africains ou, plus, récemment, l’hommage rendu par la France à son ancien dirigeant le Général de Gaulle – sont propices à la réflexion. En invitant à se remémorer les leçons du passé comme à consentir des efforts de prospective sur les lendemains, ils sont toujours nécessaires pour se raffermir dans le présent : ils sont ces moments où se réaffirment le mieux les fondements d’une nation, son unité, ses aspirations, sa détermination comme son potentiel. Ces commémorations nous rappellent également combien sont solidaires et se confondent les destins des nations et ceux des grands hommes qui les dirigent. Chaque citoyen le sent bien qu’il place souvent cet intérêt supérieur, celui de son pays, au cœur de son expression démocratique et dans le choix de ses hommes d’état.
Sassou, De Gaulle : qui se souvient des généraux ?
Notre jeune démocratie, dont l’histoire est déjà riche, est marquée depuis plusieurs décennies par une figure majeure et plurielle, celle du Général et Président Denis Sassou N’Guesso. Je ne peux m’empêcher de la rapprocher de la grande figure française du Général et Président De Gaulle dont les concitoyens honorent aujourd’hui la mémoire. Cette comparaison, qui ne va pas forcément de soi dans l’opinion, est pourtant frappante de similitudes pour peu que l’on relise l’Histoire et qu’on veuille bien en retirer les enseignements. Faut-il tout d’abord rappeler la proximité du Général de Gaulle avec le Congo d’où il prononça, depuis Brazzaville, deux discours marquants et restés célèbres ? La similitude la plus évidente entre les deux hommes est certainement le grade militaire sous lequel ils ont œuvré, dans des contextes très différents, l’un pour libérer sa terre, l’autre pour l’unifier, la pacifier et la conduire enfin sur la voie de la modernité. Deux généraux qui, suite à leurs faits d’armes, ont accédé aux plus hautes responsabilités et ont eu pour même préoccupation de réinstaurer une république indépendante. Ceci n’est pas le plus mince des points communs… Cependant, au-delà de ces rôles et implications historiques, il m’intéresse également la vision qu’ils ont l’un et l’autre défendue pour leur nation et la voie qu’ils ont choisie pour elle. Car, là aussi, les convergences sont éloquentes et plus particulièrement sur trois points que je voudrais rappeler :
1. Le refus de la vassalisation du pays, c'est-à-dire l’affirmation de son indépendance sur les plans politique, économique et culturel.
2. Un pouvoir exécutif fort et stable dans lequel les prérogatives du Président de la République sont suprêmes.
3. Des actions planifiées en faveur d’un développement volontariste et pour l’aménagement du territoire.
Si on attribue volontiers ces préoccupations à De Gaulle et au Gaullisme, on les prête moins à Sassou et au Sassouisme – courant de pensée que je veux réactiver aujourd’hui – qui a pourtant et pareillement fait siens ces objectifs et ces moyens. Ces deux pensées ont bâti leur action sur ces trois piliers, chacune pour refonder la démocratie.
Qui doit juger Sassou ?
Le parallèle que j’ai établi entre le Général De Gaulle et le Général Sassou N’Guesso n’est bien-entendu pas fortuit et, si je ne le crois pas inutile en lui-même, je voudrais le prolonger concernant l’affaire des biens mal acquis qui vient d’être réactivée par l’action devant la justice française d’une organisation non-gouvernementale. Car je veux dénoncer, dans cette « affaire », les graves atteintes qui sont exercées à l’encontre de la souveraineté de notre pays et, en tout premier lieu, de sa souveraineté politique et judiciaire. Comment, déjà, accepter qu’un tel jugement puisse être rendu, hors de nos frontières, par des instances judiciaires étrangères sans y voir le déni des institutions de notre propre pays ? Comment, en effet, une telle affaire pourrait-elle échapper à nos juridictions ? Il n’est nullement mon propos de remettre en cause la haute qualité de la cour de cassation française, on l’a bien compris, mais bien de remettre en cause sa légitimité à intervenir dans une « affaire » strictement congolaise. L’attaque personnelle que subit le Président Sassou est d’autre part, dans un contexte où le pouvoir exécutif est la clef de voûte de la gouvernance, particulièrement inquiétante en ce qu’elle représente une menace pour la stabilité même du pouvoir. Outre la question de l’immunité reconnue à la fonction présidentielle, garante de cette stabilité du pouvoir mais qui est ici balayée, je suis toujours préoccupé des graves répercussions que pourraient générées de telles attaques contre la magistrature suprême. Une telle brèche mettrait le pays en proie à de nouveaux désordres et n’augurerait que la division du peuple congolais dans des conflits que nul ne veut revivre. Notre pays doit précisément et plus que jamais œuvrer dans le sens inverse : celui de l’unité, de la cohésion et du bien collectif. Il lui faut garantir coûte que coûte sa stabilité, sa paix intérieure et son pacte démocratique. Ceci, d’ailleurs, à l’exemple des autres grandes nations : la France n’a jamais pensé déchoir de ses fonctions son ancien Président pourtant cité dans une instruction !
Je mets ici en garde mes compatriotes car on ne fera croire à personne que ces attaques ne servent pas des intérêts partisans qui n’agissent pas que dans l’ombre… Elles sont naturellement orchestrées par ceux-là à qui, hors du Congo, elles pourraient profiter. Mais cette remarque fait la boucle et revient à la question centrale de la souveraineté du peuple congolais et du respect du principe démocratique de notre pays. Sur ce terrain, il ne faut pas transiger et c’est au peuple Congolais lui-même à qui appartient de les préserver. Le Président Sassou représente pour lui et le Congo le Pacificateur, le Bâtisseur, le Rassembleur, l’Unificateur et le Guide : ceci ne laisse guère la place à une quelconque mascarade et impose que celle-ci stoppe ici et maintenant. L’organisation Transparency Internationale n’a aucune légitimité à poursuivre dans sa mauvaise procédure, pas plus qu’elle n’a à encourager la déstabilisation du pouvoir congolais. Jamais, nous, peuple Congolais, ne devons accepter de livrer notre Président aux déstabilisateurs de tout poil.
Paris, le 17 novembre 2010
Il m’est de plus en plus intolérable d’entendre, chaque fois que l’Afrique fait l’actualité en France, les portraits et les états des lieux cyniques qui se propagent dans les médias à propos des pays africains et de leurs dirigeants. Les mêmes préjugés y abondent toujours, largement étayés par ces contre-vérités que, par habitude ou par facilité, on utilise à l’envi pour décrire la situation africaine…
Le 13 juillet 2010, quant à la présence des militaires Congolais sur les Champs-Elysées, j’ai entendu un compatriote exprimé sa « honte » sur les ondes de la radio France-Info du fait que, selon lui, les forces armées congolaises – qu’il assimilait aux « Cobras » – étaient composées « d’assassins et de criminels ». Dans une même logique, il jugeait inacceptables les liens qu’entretient la France avec le gouvernement Congolais et le Président Denis Sassou N’Guesso.
Malheureusement, ces considérations sont largement répandues parmi la diaspora congolaise et dans l’opinion publique. Elles appellent, en s’appuyant sur des accusations extrêmement violentes, au rejet total des institutions nationales Congolaises et à la mise au pilori de ses dirigeants. Or, dans un tel contexte de dénigrement, certaines vérités peuvent être difficiles à rétablir. Modestement mais avec force, je voudrais pourtant m’y appliquer.
Car, depuis que le Président Sassou est revenu au pouvoir au Congo :
Toutes les milices, dont celle des « Cobras », ont été dissoutes. L'armée congolaise est désormais une armée républicaine et loyale dont le rôle est dicté par la constitution. Sous l’égide de personnalités remarquables qui mènent de profondes et courageuses reformes – je pense notamment au Ministre de la Défense Nationale, le Professeur Charles Zacharie Bowao, au Chef d’Etat Major Général, le Général de Division Charles Richard Mondjo et à l’impulsion donnée par Son Excellence Denis Sassou N’Guesso, Chef de l’Etat et Chef Suprême des Armées – elle se restructure petit à petit et participe à l'œuvre gigantesque de reconstruction nationale... Elle a également accompagné le dernier processus électoral jusqu'à son terme, sans heurt ni aucune goutte de sang versée...
Jamais d’ailleurs, sous le règne de Sassou, l'armée n'a reçu l’ordre de tirer sur le peuple.
Concernant la situation intérieure du Congo et les libertés individuelles :
Le contexte de paix a été préservé.
Chaque citoyen dispose de la liberté d'aller et venir.
La presse est libre
L'opposition s'organise librement et dignement dans une démocratie apaisée.
Au Congo, il n’existe aucun prisonnier politique ou d'opinions.
Ces rappels devraient suffire pour faire cesser les amalgames grossiers et les polémiques autour du Président Sassou. Notre pays possède un passé douloureux qu’il partage, en partie, avec la France mais nous avons mené nos propres luttes, celles pour accéder à l’indépendance, dans lesquelles notre armée a naturellement joué un grand rôle. Aujourd’hui, il nous appartient de rendre hommage à nos soldats, héritiers des troupes noires d'hier, et ressentir l’honneur qui leurs est rendu à travers le privilège de défiler sur les champs Elysées le 14 juillet 2010. Ceci sans arrières pensées, ni opinions partisanes…
Billet d'humeur, par Wilfrid Pickene
Joint au téléphone depuis la France, Wilfrid PICKENE donne sa lecture sur le cinquantenaire de l’indépendance du Congo qui sera fête sous le règne du Président Sassou.
L’Observateur : 15 août 1960 - 15 août 2010 : le Congo célèbre le cinquantenaire de son indépendance, que vous inspire cet anniversaire ?
Wilfrid PICKENE : De la fierté, d’abord. Une grande fierté. Le Congo, notre pays, est entré dans l’Histoire en se construisant sa propre histoire. C’est un chemin qu’il poursuit depuis cinquante ans et, lorsque je regarde en arrière, non pas comme un historien mais avec les yeux d’un citoyen congolais, j’éprouve de la fierté à nous voir nous, peuple congolais du Congo et d’ailleurs, marcher toujours sous les nobles préceptes des pères de l’Indépendance. Cela me fait dire que nous sommes sur la bonne route et j’envisage donc l’avenir avec confiance. Pour moi, cet anniversaire est avant tout une promesse pour le 21ème siècle… Si l’on veut toutefois dresser un bilan, depuis l’indépendance, on ne peut naturellement pas manquer Denis Sassou N’Guesso dont l’œuvre est très marquante pour notre pays. Il lui revient l'honneur et la lourde responsabilité de faire le point à mi-centenaire mais certaines réalités plaident déjà en sa faveur : il a d’abord pacifié le pays et permis ainsi de l’engager dans un plan de vastes modernisations. Le problème de l’endettement, on l’a vu récemment, a été très sérieusement pris en considération, ce qui a aussi eu le mérite de démontrer que la voix du Congo pèse davantage dans les négociations internationales. Elle est même un moteur parmi les voix africaines. Cet ensemble d’éléments, et il y en aurait d’autres, est bien-sûr très important et très encourageant.
En cette heure de célébration cependant, je ne vous cacherais pas la déception qui est également la mienne. Car un autre bilan, malheureusement plus noir, peut être fait sur les 26 années que compte Denis Sassou N’Guesso à la tête de notre pays : celui concernant le choix des hommes, de leur engagement et de leurs responsabilités politiques. Sur ce point, je ne peux être que déçu qu’une impulsion plus nette n’ait pas encore été donnée. Je ne nie pas les efforts de Denis sassou N’Guesso qui l’a lui-même reconnu et dénoncé récemment, mais il n’est pas clair pour tout le monde que l'engagement politique c'est « servir » et non « se servir ». Tout dirigeant est bien au service de la Nation, non l’inverse…. Il doit en outre être capable de comprendre et de traduire dans les faits la parole et les directives de son chef. Trop souvent, celles-ci sont perverties pour des intérêts individuels. Cette corruption de l’action politique doit cesser. C’est un mal qui gangrène une grande partie de l’action présidentielle et qui mine les efforts de tout un peuple. Le président Sassou est très conscient de cela, il a même été très ferme, sans toutefois pouvoir imposer sa vision. Chacun pourra se rendre compte que si cette vision avait été comprises et mise en œuvre, le Congo aurait avancé de deux pas au lieu d’un aujourd’hui… Je vous annonce la naissance très prochainement, sous la bénédiction de Denis Sassou N’Guesso lui-même, d’un mouvement politique qui incarnera la vision et les valeurs qu’il prône. Mes chers compatriotes: n’ayons pas la mémoire courte, réjouissons-nous d'avoir eu Denis Sassou N’Guesso.
L’Obs. : Je ne vous comprends pas très bien, voulez-vous dire que DSNG rencontre des résistances dans l'exercice du pouvoir ?
WP.: Non, la question ne se pose pas exactement en ces termes là… Je fais plutôt référence au comportement de quelqu’un qui n’exécute pas la volonté de celui de qui il se réclame. Je comprends votre étonnement, je le rencontre souvent et partout, surtout ici en Europe, quand je débats de ces questions. Vous savez comme moi qu'un pays se gère d’une manière collégiale, en collectif, c'est à dire en équipe. Il y a bien un chef mais celui-ci joue avant tout le rôle de grand coordinateur et d’inspirateur. Mobutu, par exemple, disait qu’il était chef, mais pas ministre des finances, pas ministre du travail ou ministre de l'éducation nationale... Il soulignait par là ce nécessaire travail d’équipe qu’impose la conduite d’une nation. Aujourd’hui, Denis Sassou N’Guesso pourrait faire la même remarque car on constate trop souvent que les réalisations concrètes menées dans le pays sont en fait ses œuvres personnelles et individuelles. Il se lève pour la paix, pour une infrastructure… Mais il se lève seul et ne peut se lever tout le temps... Mon propos n’est pas ici d’incriminer l’actuelle gouvernance, personnellement je me réfère à nombreux d’entre eux comme par exemple les Ministres Firmin Ayessa, Charles Zacharie Bowao, Jean Jacques Bouya et j’en passe… mais plutôt d’appeler tous les dirigeants au ressaisissement et à la mobilisation. En ce sens, je les invite, ainsi que tous les congolais, à relire ou réécouter le message que Denis Sassou N’Guesso a adressé à la nation le 31 décembre 2004. Il a, à mon humble avis, donné le véritable le cap du projet politique à long terme du Président. Rappelons-nous que l'éléphant est inépuisable pour le nombre que nous sommes : suivons le guide !
L’Obs. : Serez-vous présent à Brazzaville pour la fête et que pensez-vous des critiques virulentes de l’honorable Jean Claude Ibovi sur certaines pratiques des gouvernants ?
WP.: Il est important de célébrer dignement cet anniversaire, avec ou sans moi, je ne suis qu’une goutte d’eau dans la mer. Quant aux critiques de Jean Claude Ibovi, il est clair qu’elles visent ceux qui tirent le pays vers le bas en fournissant des efforts contraires à ceux que déploient Denis Sassou N’Guesso en faveur du développement du pays. Je ne peux que souscrire à ces critiques car elles rejoignent très largement mes propres propos. Des pratiques irresponsables sont observées chez certains acteurs politiques auxquelles il faut mettre fin. C'est évidemment une question de moralité, question centrale aujourd’hui au Congo. Je félicite et je soutiens donc l’honorable Jean Claude Ibovi. Son franc parlé est connu de tous et je me joins à sa proposition pour demander au Président de la République la mise en place d’une structure et la conduite de reformes allant dans la sens de la moralisation de la vie politique, car c’est une fois de plus une question de moralité. Le président en disant:: " l'œuvre de modernisation et d'industrialisation dans laquelle j'entends engager le pays ne produira pleinement les effets escomptés que si elle se déroule dans un contexte politique et social apaisé." fait allusion à mon sens à une remise en cause courageuse des antivaleurs, pratiques irresponsables des acteurs politiques. Le contexte politique et social apaisé sous entend un contexte dans lequel l'intégrité, l’honneur, l'altruisme, l'amour de la patrie seront intériorisés.
L’Obs. : Lors des dernières élections présidentielles, vous aviez marqué la campagne de Sassou N’Guesso en lançant, depuis la Seine à Paris vers l'océan à Pointe-Noire, la victoire au 1er tour. Vous aviez alors été un acteur visible et notable dans la victoire de Sassou. Qu'êtes vous devenu depuis ?
WP.: Je vous remercie pour cette reconnaissance et pour l’intérêt que vous aviez porté à mes actions. J’ai asséné, je crois, certaines vérités qui se murmurent et qu’on ne dit pas tout haut, tout en menant des actions concrètes de promotions des idées du Président et en mobilisant, à mon échelle, l'électorat en faveur de Denis Sassou N’Guesso. J’ai fait mon travail, en militant convaincu. Aujourd’hui, je crois toujours que Denis Sassou N’Guesso est une véritable chance pour le Congo. La gestion d'un pays, c'est un peu comme à la coupe du monde, un sélectionneur et son équipe. Le coach, c'est le Président. Il constitue une sélection pour gagner et le remanie selon les failles, la stratégie, les missions et les objectifs à atteindre. Moi, en réécoutant les messages du Président, je comprends avec clarté la stratégie adoptée et les moyens mis en œuvre pour y arriver. J’ai donc confiance en la victoire et, en homme de conviction, je conserve toute ma confiance en Denis Sassou N’Guesso. Quel bonheur d’avoir écouté le Président du Congo sur France Info en France le 31 mai très tôt le matin interviewé par Raphaëlle Duchemin lors du sommet Afrique-France, j’étais envahi de joie, de fierté… Denis Sassou N’Guesso qui se lève tôt et si on prenait l’exemple, imaginez les retombés. J’ai d’ailleurs été amusé que Jean François Coppée, président du groupe UMP à l’assemblée nationale française, déclare le 16 juin 2010 que son gouvernement allait mettre en place une politique pour engager la France sur le chemin d’avenir… Sassou n’est-il pas un modèle ? Le Congo, lui, est déjà sur le chemin d’avenir !
L’Obs. : Vous avez parlé de la coupe du monde… Elle est organisée pour la 1ère fois en Afrique, que représente pour vous cet évènement ?
WP.: C'est d'abord un grand évènement pour l'Afrique et une
grande fierté pour les Africains ! C'est une reconnaissance de la place de l'Afrique dans le monde... Car l'Afrique a son rôle à jouer, elle doit être acteur et non simple
spectateur, aux cotés des autres puissances du monde dans les décisions qui engagent l’humanité toute entière... Mais concernant la coupe du Monde, savez-vous que Nelson Mandela a été le
principal artisan du choix de l'Afrique, notamment celui de l'Afrique du sud, pour abriter la coupe du monde 2010 ? Il s’agit d’un évènement grandiose et historique. D’ailleurs, si vous
me le permettez, je reviendrais un peu sur l’histoire pour rappeler quelques faits qui, peut-être, sont oubliés ou méconnus par certains. Je voudrais en effet revenir sur les liens très étroits
qu’entretiennent Nelson Mandela et Denis Sassou N’Guesso et, ce faisant, dénoncer ce qu’il y a d’injuste à ne pas hisser l'image du Président Sassou à côté de celle de son éminent homologue
Sud-Africain. Il y a pourtant entre eux une cohérence politique et internationale très forte. Tenez ! En 1986-1987, alors qu'il était président en exercice de l'OUA, DSNG a sans cesse lutté pour
la libération de l'Afrique et de la Namibie. Il avait mis en place le Fond Africa pour venir en aide aux peuples opprimés par le régime de l'apartheid. Souvenons-nous également des colonies qui
avaient été installées dans le sud du pays pour accueillir les enfants opprimés de la Namibie. Ces enfants avaient ensuite été scolarisés à LOUDIMA. Souvenons-nous encore de la collecte des
produits de première nécessité, organisée dans toutes les écoles du Congo, pour venir en aide aux peuples opprimés de l’Afrique Australe ou des programmes radio " La voix de la SWAPO", diffusés
depuis Brazzaville, pour faire échos dans le monde de ce qui se passait en là-bas.
Souvenons-nous aussi du grand symposium littéraire des écrivains, organisé à Brazzaville en 1987, contre l’Apartheid. Toutes ces actions, et bien d’autres, ont été initiées par le Président Denis
SASSOU N’GUESSO. Elles ont contribué de manière significative à la libération de Nelson MANDELA, mais aussi à celle des peuples de l’Afrique Australe. Après avoir été libéré en 1990, Nelson MANDELA est devenu le Président de l’Afrique du Sud le 10 mai 1994.
Deux années plus tard, il a reconnu l’implication et les efforts du Président Denis SASSOU NGUESSO dans le succès de la libération des
peuples de l’Afrique Australe. En 1996, le Président Nelson MANDELA faisait la déclaration suivante : « Je reconnais dans le président Denis SASSOU NGUESSO un homme qui n’est pas seulement
l’un de nos dirigeants africains, l’un de ceux qui ont présidé aux destinées de l’Organisation de l’Unité africaine, mais également l’un de ceux qui ont soutenu, de façon inconditionnelle, les
revendications de nos combattants pour la liberté, et qui ont œuvré, sans relâche, pour libérer de leurs chaînes les peuples opprimés et contribué à leur redonner dignité et espoir. Nous
n’oublierons jamais ses efforts continuels en faveur de la libération des peuples de l’Afrique Australe. Nous n’oublierons jamais le négociateur qui a accueilli, à Brazzaville, la conférence
internationale ayant conduit à l’indépendance de la Namibie, ainsi qu’à la reconnaissance de l’ANC par le régime de l’apartheid et à la libération de tous ses prisonniers. C’est aussi à cet
homme-là que je rends hommage »
Je m’excuse si ma réponse a été un peu longue, mais je suis content que la coupe du monde m’ait permis ce rappel historique. Il n’est sans doute pas superflu tant l’image du Président est parasitée, déformée et ne reflète pas l’homme véritable. J'en appelle d’ailleurs à l'attention du Président, comme je l’ai déjà fait dans la conclusion de mon livre "Servir Denis SASSOU NGUESSO et le Congo", pour la mise en place d'une véritable structure chargée de porter la parole, de promouvoir les idées et les actions de Denis SASSOU NGUESSO au Congo, en Europe et dans le monde.
Derniers Commentaires